Ostéoporose

Ostéoporose

A l’occasion de la Journée Mondiale de l’Ostéoporose, il était important de sensibiliser les gens et de leur rappeler l’importance de l’ostéoporose au sein de notre société.

Mais avant tout, il nous faut définir ce qu’est l’ostéoporose. Tout le monde a plus ou moins une définition en tête de cette affection. Selon l’OMS, l’ostéoporose est une maladie généralisée du squelette qui est caractérisée par une densité osseuse abaissée, associée à une modification de la microarchitecture osseuse. Cette déminéralisation osseuse du squelette va provoquer une fragilité accrue de l’os en général et augmenter le risque de fracture. L’ostéoporose est donc en résumé une maladie des os et du squelette qui rend les os plus fragiles.

L’ostéoporose est principalement liée au vieillissement de l’individu et touche plus fréquemment les femmes que les hommes. On estime que vers l’âge de 65 ans, plus d’un tiers des femmes vont souffrir d’ostéoporose et chez les patientes âgées de 80 ans et plus, ce taux peut grimper à 70%.

Les femmes en raison de leur état hormonal oestrogénique sont relativement protégées de l’ostéoporose jusqu’au moment de leur ménopause. A ce moment, leur taux d’hormones sexuelles diminue fortement et la protection dont elles bénéficiaient auparavant vis-à-vis de l’ostéoporose s’amenuise rapidement. Non seulement le risque d’ostéoporose augmente chez ces femmes mais également le risque de fractures ostéoporotiques.

L’os est une structure dynamique qui évolue au cours du temps en fonction du sexe de l’individu, de son âge mais également de l’activité physique pratiquée. Ainsi, les personnes sédentaires, sans aucune activité physique présentent un risque plus élevé de développer de l’ostéoporose par rapport aux personnes sportives ou du moins actives physiquement. Dans certains cas, l’ostéoporose peut également être provoquée par des médicaments tels que les corticoïdes.

Normal and with osteoporosis. (3D)

Les médecins peuvent évaluer l’importance de l’ostéoporose en calculant l’état de minéralisation osseuse de leurs patient(e)s. Cela se fait au moyen d’un appareil appelé ostéodensitomètre qui va, au moyen de rayons X de faible intensité calculer l’absorption de ces rayons par les os et indirectement mesurer la solidité des os. La valeur mesurée par un ostéodensitomètre s’appelle la densité minérale osseuse ou DMO. Les mesures réalisées par un ostéodensitomètre se font en général au niveau des vertèbres lombaires et du col du fémur. Les résultats sont ensuite comparés aux données issues d’une population normale et d’une population du même âge que l’individu testé.

Outre cette mesure de la DMA, il existe un algorithme validé par l’OMS, appelé indice FRAX (Fracture Risk Assessment Tool) , qui va prendre en compte non seulement la DMO mais aussi le sexe et l’âge du patient, ses antécédents de fractures et encore d’autres éléments. Cet indice va au final permettre de mieux définir le risque de fracture et ainsi de mieux cibler les patients qui auraient besoin d’un traitement plus adapté.

Traitement

Il existe différentes approches thérapeutiques de l’ostéoporose et la première à mettre en oeuvre concerne bien évidemment la prévention de cette maladie et du risque de fractures. Cette prévention passe avant tout par une meilleure hygiène de vie (moindre consommation d’alcool, absence de tabagisme et activité physique maintenue). Comme la nature de l’os est dynamique et non fixe ou statique, le fait de conserver une activité physique même à un âge avancé permet de renforcer continuellement la structure osseuse et de lutter contre la déminéralisation liée au vieillissement de l’os.

Une supplémentation en calcium et vitamine D peut également être proposée en cas de carence.

Finalement, il existe une série de médicaments spécifiques que votre médecin pourra vous donner qui ont pour but de renforcer artificiellement la structure de l’os et de réduire considérablement le risque de fracture de nature ostéoporotique. Certains de ces médicaments appartiennent à la famille des bisphonates qui sont souvent utilisés en première ligne en l’absence de contraindications.

Références :

Philip Sambrook, Cyrus Cooper. Osteoporosis. Lancet. 2006. Jun 17; 367

Dennis M Black, Clifford J Rosen. Clinical practice. Postmenopausal Osteoporosis. NEJM. 2016. 374(3):254-62.

Ensrud KE, Crandall CJ. Osteoporosis. Ann Intern Med. 2017. 167(3):ITC17-32

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